Liban - Le retour d’Aoun ?Hassina Mechaï Le général Aoun, 70 ans, exilé à Paris depuis quatorze ans, se déclare prêt à retourner au Liban. Il n’exclut pas de se présenter aux élections parlementaires qui auront lieu en mai et de permettre ainsi à l’opposition de présenter un front uni. Farouche opposant à l’occupation syrienne, il n’a cessé de dénoncer les accords de Taëf de 1989, qui entérinaient la présence de troupes syriennes au Liban. L’adoption par le Conseil de sécurité, en septembre 2004, de la résolution 1559 a redonné un nouveau souffle à son combat. Sous l’impulsion de la France et des Etats-Unis, l’Onu a demandé ainsi le retrait des 14 000 soldats syriens. Damas fait preuve d’une certaine bonne volonté : les dossiers judiciaires du général Aoun pourraient être clos. La Syrie a annoncé l’« institutionnalisation » de ses rapports avec le Liban. Elle a aussi consenti à un découpage électoral plus favorable aux chrétiens du Liban. Michel Aoun espère, quant à lui, des « relations privilégiées mais bien définies avec la Syrie », loin de toute tutelle. La conjoncture nouvelle du Moyen-Orient lui semble favorable pour créer une nouvelle donne
le point 03/02/05 - N°1690 - Page 43 - 184 mots G
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